Ces trois affaires ne relèvent pas du même métier : des bornes de recharge, les canons à neige d’une station de ski, les câbles qui apportent le téléphone et l’internet à un village. Le mode opératoire, lui, ne change pas.
Trois affaires de septembre
- Bornes de recharge. 52 câbles coupés à Vitrolles et dans dix communes voisines des Bouches-du-Rhône, soit 120 000 € de préjudice. Près de 300 000 € de dégâts à Toulouse, le 19 septembre. 500 000 € de préjudice sur 16 sites Enedis en PACA.
- La Bresse, dans les Vosges. 800 kg de câbles volés sur les canons à neige de la station, entre juillet et août, pour 200 000 € de préjudice. La station était fermée pour l’été et le site désert.
- Sigy-en-Bray, en Seine-Maritime. En septembre, un vol de câbles de cuivre a privé une partie des habitants de téléphone et d’internet.
Les points communs sont les mêmes dans les trois cas : des sites isolés, sans personne sur place, et des vols commis de nuit ou pendant une période de fermeture. Le préjudice dépasse largement la valeur du métal emporté : réparations, service coupé, clients mécontents, et souvent de nouveaux vols au même endroit.
Enregistrer ne suffit plus
Une caméra qui se contente d’enregistrer aide à comprendre ce qui s’est passé, une fois que le mal est fait. Sur un site vide la nuit, personne ne regarde l’image au moment où le câble est coupé.
Ce qui a changé tient moins à la caméra qu’à ce qu’elle déclenche.
- L’analyse d’image distingue une personne ou un véhicule d’un animal ou d’une branche qui bouge, ce qui réduit fortement les fausses alertes.
- Une zone virtuelle déclenche l’alerte dès qu’on s’approche d’une borne ou d’un local technique.
- Un haut-parleur interpelle l’intrus en direct : il sait qu’il est vu avant d’avoir touché un câble.
- L’alerte arrive en temps réel sur smartphone ou au centre de télésurveillance.
- Des installations en 4G, sur batterie ou sur alimentation solaire couvrent les sites sans réseau ni électricité.
ARILAM n’est intervenue sur aucun des trois sites cités, et rien ne permet d’affirmer qu’un équipement de ce type y aurait empêché le vol. Au mieux, sur la station fermée pour l’été, une alerte serait partie dès l’approche des canons à neige, et une sommation aurait été diffusée avant que les 800 kg de câbles ne soient découpés. C’est une hypothèse, pas un retour d’expérience.
Nous équipons ce type de sites : bornes de recharge, parcs photovoltaïques, sites techniques et chantiers. L’objectif est d’empêcher le vol, pas seulement de le filmer.